Agence Quaile

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En 1939, Paul Boubal rachète le Café de Flore. Le gros poêle installé au milieu de la salle est une invitation aux longues permanences et les écrivains ne se privent pas d’en profiter. Simone de Beauvoir sera d’ailleurs une des premières à l’adopter. Jean-Paul Sartre écrit : » Nous nous y installâmes complètement : de neuf heures du matin à midi, nous y travaillions, nous allions déjeuner, à deux heures nous y revenions et nous causions alors avec des amis que nous rencontrions jusqu’à huit heures. Après dîner, nous recevions les gens à qui nous avions donné rendez-vous. Cela peut vous sembler bizarre, mais nous étions au Flore chez nous « . Autre détail d’importance, sous l’occupation, on ne rencontrait pas d’allemands au Flore. Sartre invente la philosophie » existentialiste « . Il affirme : » les chemins du Flore ont été quatre ans pour moi Les Chemins de la liberté… « . A cette époque, le Flore ressemble plus à un club anglais qu’à un café, c’est par tables de 10 ou 12 que se réunissent ces copains de toujours ou de la veille, chacun peut alors s’improviser l’un des leurs à la seule condition de savoir se faire accepter discrètement ou brillamment. A cette époque Léon Paul Fargue et Maurice Sachs y viennent tous les jours. Simone Signoret écrit dans ses mémoires : » Je suis née un soir de mars 1941 sur une banquette du Café de Flore « . L’Occupation, au Flore, avait comme un air de liberté ; la « bande à Prévert » d’un côté, la « famille Sartre » de l’autre, ou encore le « groupe communiste » avec en tête Marguerite Duras, Dionys Mascolo, Roger Vailland, Daquin.

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